Tout roule pour le vélo en entreprise

Bien avant la crise sanitaire, le vélo gagnait une place de plus en plus importante dans le cœur des salariés urbains. Ce moyen de transport est aussi bon pour l’environnement que pour la santé. De plus, il est utilisable de tous temps (en hiver ou en temps de grèves). Le vélo en entreprise a-t-il le vent en poupe ?

La France reste pourtant encore en queue de peloton concernant l’utilisation quotidienne du vélo. Il représente 3% des déplacements quotidiens contre 10% en Allemagne. Et sans surprise, 28% aux Pays-Bas. Le Plan Vélo, lancé en 2018 par le gouvernement a pour objectif de faire passer à 9% la part du vélo dans les déplacements quotidiens en 2024.

Le vélo a la cote dans le cœur des salariés et séduit de plus en plus d’entreprises. Encourager la pratique du vélo en entreprise présente en effet des avantages conséquents :

  • Prise en compte des attentes de ses salariés. 87% des travailleurs pensent que les entreprises devraient favoriser de nouvelles offres de mobilité*
  • Réponse aux enjeux RSE à travers la mise en place d’un moyen de transport plus écologique
  • Réponse aux enjeux QVT:
    • amélioration de la forme physique et du moral des salariés,
    • distanciation sociale dans les transports,
    • amélioration des temps de trajets domicile-travail, point essentiel dans leur bien-être quotidien
  • Impact sur la performance :
    • moins de temps passés dans les transports et les bouchons
    • moins de retards et d’absences, mais aussi d’arrêts maladie
  • Réduction des coûts, notamment par rapport aux autres moyens de transport proposés

Pour autant, difficile d’y voir clair sur les différentes options disponibles.

Et beaucoup d’entreprises s’interrogent sur les solutions pour permettre à leurs salariés de se rendre sur le lieu de travail en vélo. Tour d’horizon des possibilités.

 

  • L’aide à l’achat d’un vélo

Simple à mettre en œuvre, cela consiste à faire bénéficier d’une réduction à l’achat d’un vélo par le salarié.

Déployée par le CSE, cette offre ne peut être proposée qu’après avoir interrogé les salariés. Elle suppose en outre qu’un nombre important de personnes soit intéressé.

 

  • La mise à disposition d’une flotte de vélos

Depuis le vote de la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte votée le 26 mai 2015, les entreprises qui déploient pour leurs salariés une flotte de vélos (électriques ou non) en libre-service pour une durée minimum de 5 ans ont la possibilité de bénéficier d’une réduction sur l’impôt sur les sociétés dans la limite de 25% du prix d’achat applicable au titre de l’exercice en cours. Les frais à prendre en compte ne se limitent toutefois pas à l’achat des vélos : aire de stationnement, assurances, sécurité (casques et protections…) …Certains entreprises, comme Cykleo ou Green On proposent de produire les vélos aux couleurs de l’entreprise, pour un petit coup de com’ durable et écolo.

Face à la facilité d’accès, la flexibilité et la gratuité pour les salariés, il est aussi important de pondérer avec les inconvénients : coût élevé, installation et entretien du parc de vélos, indisponibilité, gestion, soin moins important porté par les salariés dont ce n’est pas le vélo personnel.

 

 

  • Le vélo de fonction

Le salarié se procure le vélo de son choix au sein d’une gamme définie et bénéficie du soutien de l’entreprise. Cela représente 70% grâce à une location longue durée. L’entreprise conclut un contrat de location avec un prestataire (plusieurs sur le marché comme Zenride, Elocycle, Cyclable…). Chaque salarié fait la demande pour bénéficier du service et trouve son vélo au sein du réseau de partenaires. Ensuite, l’employeur bénéficie alors d’une réduction fiscale de 25%. Cette solution présente de nombreux avantages. En tête viennent le déploiement totalement géré par le prestataire, aucun stock à gérer, des vélos de qualité, l’avantage fiscal… Un bon incentive pour les néophytes (même si 30% du prix restent à leur charge).

 

  • Le forfait mobilités urbaines

Il est possible pour les employeurs de verser un forfait mobilités durables aux salariés qui utilisent un moyen de transport alternatif pour leurs trajets professionnels. D’un montant maximum de 400€, il est exonéré de charges sociales et d’impôt sur le revenu. De plus, Il est cumulable avec la prise en charge des abonnements en transports publics et l’indemnisation des frais kilométriques des véhicules électriques. Si l’employeur verse déjà l’indemnité kilométrique vélo, elle est alors assimilée au forfait mobilités durables. Particulièrement adapté pour les cyclistes existants, le montant du forfait à l’année risque toutefois de ne pas être incitatif pour les non-pratiquants. Car acheter un vélo (et le matériel qui va avec) coûte cher.

 

  • La culture vélo en entreprise

Au-delà de la mise en place de solutions pour encourager la pratique du vélo par les salariés pour les trajets domicile-travail, le vélo en entreprise est aussi un excellent vecteur de lien social. C’est accessible à tous les salariés même en situation de handicap – il existe des vélos spéciaux – et vecteur d’entraide. Les sorties sur une durée assez longues laissent le temps à l’échange et à la découverte de nouveaux paysages, en plein air. Chez Sporezo nous en sommes de fervents adeptes et proposons régulièrement des sorties vélo. Enfin, Il existe même des sorties et challenges inter-entreprises.

 

Vous avez des questions sur le déploiement d’une offre vélo en entreprise ?

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*d’après une étude réalisée par BVA PopEcho et Salesforce en septembre 2018