FOCUS : A la découverte du padel avec Bastien Blanqué et Johan Bergeron

A l’occasion du tout premier Challenger de padel organisé en France par le World Padel Tour à la Casa Padel (Saint-Denis, 93), nous sommes allés à la rencontre des deux meilleurs joueurs de padel en France actuellement : Bastien Blanqué et Johan Bergeron.

Retour sur cette rencontre inédite et ce sport en pleine expansion en France !

Le padel, d’une pratique confinée à un sport de masse ?

 

Connaissez-vous le padel, ce sport de raquette inspiré du tennis hautement spectaculaire et ludique ? Si le padel constitue encore aujourd’hui une pratique émergente en France, plus de 10 millions de personnes le pratiquent dans le monde, surtout en Argentine et en Espagne. Dans ce pays, il est même devenu le premier sport de raquette (Désolé Rafa !).

 

C’est d’ailleurs en Espagne que Bastien et Johan s’entraînent depuis deux ans. Suite à la proposition de son sponsor de s’installer à Madrid, Bastien saisit l’occasion. « J’ai contacté Jo, que je côtoyais sur les tournois, pour lui demander si le projet l’intéressait ». Il n’en fallait pas plus, l’aventure était lancée.

 

Bastien est un « joueur 100% padel », même s’il avoue s’être essayé au football en étant plus jeune. Né à Toulouse, il commence le padel un peu par hasard, en famille, dans la région de Blagnac. Johan, quant à lui, a initié une carrière professionnelle de tennis où il est monté jusqu’à 1/6 avant que son entraîneur évoque la possibilité d’une reconversion dans le padel, ce qu’il a fait en participant à quelques tournois, initialement pour tester. « On a gagné notre premier match, et à partir de là, on a kiffé ».

 

Il est vrai que le padel est un sport très attractif. Ce sport, qui se pratique en double, sur un terrain de 10mx20m, se rapproche du tennis tant dans le jeu que dans la façon de compter les points. Cela en facilite grandement sa compréhension et son adhésion.

Un filet sépare les deux équipes, et « l’objectif est de faire rebondir la balle sur le terrain adverse avant qu’elle ne touche une paroi, qu’il s’agisse de la vitre ou de la grille ». Les règles autorisent les volées, tout comme les smashs, mais la balle doit forcément passer par le camp adverse avec un seul rebond. Il faut donc anticiper les trajectoires et avoir de bons repères, mais aucun prérequis technique n’est nécessaire. C’est surement ce qui le rend aussi accessible et addictif.

 

L’accessibilité et la convivialité du padel contribuent en effet fortement à sa démocratisation, sous l’impulsion de la Fédération Française de Tennis. Malgré un calendrier chargé, avec 20 à 30 tournois dans l’année, Bastien et Johan n’hésitent pas à mouiller le maillot pour développer la pratique. Certains tennismen, actifs comme Gaël Monfils ou retraités comme Arnaud Clément ou Henri Leconte, ont suivi le même chemin que Johan, avec moins de succès, ce qui a un côté rassurant tout en favorisant la notoriété du sport.

 

Si la fédération ne compte aujourd’hui que 5000 licenciés, dont 1000 femmes environ, il est difficile d’estimer le nombre de joueurs compte tenu de la pratique libre. De nombreux clubs privés ouvrent ainsi partout en France à l’image de la Casa Padel. Ce centre basé à Saint-Denis,  regroupe 12 terrains indoor. La réservation s’y fait en ligne et à l’heure.  Aujourd’hui, toutes les grandes villes de France ont un centre de padel : Lille, Toulouse, Rennes, Strasbourg… Autre avantage de ces clubs, il est possible d’y louer le matériel sur place.

 

Le padel, les raisons d’un succès

 

Le padel a donc plusieurs cordes à son arc. C’est un sport « très ludique, très accessible et très spectaculaire », témoigne Bastien. « 4 débutants peuvent en quelques minutes cerner les règles et commencer à s’amuser, c’est très fun. La proximité entre les joueurs, du fait du terrain réduit, renforce la convivialité ! ».  Enfin le padel est un sport mixte. « La force compte mais pas seulement, les changements de rythme, l’agilité et la réactivité sont tout aussi importants ».

 

Alors, on attend quoi pour essayer ?

 

Johan « ne connait pas une seule personne ayant essayé sans avoir aimé ».

En plus on vous promet de bouger ! « Au tennis, on estime que sur une heure, le temps de jeu effectif est de 10 à 15 minutes, alors qu’il est proche de 45 au padel ».

 De quoi rentabiliser la pause déjeuner ! « Pour les entreprises, c’est un très bon sport. C’est un sport d’équipe, les collaborateurs vont transpirer, se marrer et en même temps c’est convivial. Venez essayer, vous ne le regretterez pas » concluent Johan et Bastien.